Poésie
La vie, une folie déconcertante
Traduit du portugais. Lire l’original →
Paulo MuhongoPoème · 1 strophes · 8 vers

On peut parcourir le monde, traverser son pays et arpenter sa ville, sans jamais croiser âme qui vive.
Puis, épuisés par cette longue odyssée qu'est la vie, tout ce que l'on souhaite, c'est rentrer chez soi et retrouver notre lot, comme le chantait Charles Aznavour.
En flânant un jour dans la petite rue Massillon au Havre, notre regard s'attarde sur un coin de rue où une silhouette se dessine.
À mesure que nous nous approchons, la lumière révèle peu à peu un visage, et soudain, une voix douce et mélodieuse résonne :
“Y a-t-il un problème, monsieur ?”
Un tourbillon d'émotions nous envahit, semblable à celui que l’on éprouve en retrouvant son foyer après un long voyage dans le désert.
Et alors, dans le réconfort du moment, on murmure :
“Je suis enfin chez moi.”